Une semaine à Vancouver (1ère partie)

Publié par Katy le 27 juin 2009 dans Colombie Britannique, Road-Trip, Vancouver, Vie quotidienne |

Eh oui, le temps passe vite, ça fait déjà une semaine qu’on est là! Les choses s’enchaînent et on ne voit pas les jours passer…

Après un samedi consacré à la recherche d’appartement et conclu par un dîner sympathique en bord de mer avec une colocataire québécoise, nous avons prévu un dimanche tranquille : balade au marché de Granville Island le matin et installation dans notre chambre provisoire l’après-midi.

Le lundi, nous entamons la journée dès 7h pour être à 8h30 aux bureaux de “Service Canada” afin de demander notre numéro d’assuré social, sésame indispensable pour ouvrir un compte et travailler. Ca a beau être une administration, l’affaire est quand même rondement menée : 30 minutes d’attente et 1/4 d’heure pour remplir les papiers et nous voilà en possession d’un numéro valable pour la durée de notre PVT.

La seconde étape logique est la banque et nous allons donc prospecter les agences proches de notre futur appartement parmi les enseignes les plus répandues au Canada (facteur très important quand on sait qu’il y a des frais sur les retraits aux distributeurs qui ne sont pas ceux de votre banque) :
TD Canada Trust (qui nous fixe un rendez-vous dans l’heure), HSBC (qui nous donne un dépliant avec les tarifs), Scotia (incapable de nous donner un rendez-vous avant le lendemain et de nous donner une plaquette avec ses tarifs) et la Royal Bank of Canada (où on nous donne une brochure et un rendez-vous dans les 2 heures). Même si l’accueil de la RBC nous a paru très pro, la palme reviendra au premier que nous verrons, TD Canada Trust, peut-être un poil plus cher que d’autres mais on a bien aimé notre conseiller, Sean O’Brien (né à Vancouver mais on serait prêts à parier qu’il a des origines irlandaises), et les horaires d’ouverture étendus ont pesé dans la balance.

Ce qu’il faut savoir lorsqu’on ouvre un compte en banque au Canada, c’est qu’on paie pour plein de choses… le tout étant de choisir la formule la plus rentable pour vous. Dans le cas de la banque, l’ouverture du compte est gratuite et vous n’avez pas de dépôt initial à faire mais vous payez un forfait mensuel qui vous donne droit à un certain nombre d’opérations (chaque fois que de l’argent sort du compte, que ce soit un retrait, un virement, un chèque, etc). Par exemple, chez TD, le forfait minimum à 3,95$ vous autorise 10 opérations dans le mois, les suivantes étant facturées 0,65$ pièce, le forfait à 8 et quelques dollars vous en autorise 25 et ainsi de suite jusqu’aux comptes “opérations illimitées” (chers). Les chèques sont, eux, payants (23$ pour 50 chèques chez TD mais on en a eu 54 offerts à l’ouverture du compte, ça devrait nous faire un moment). Par contre, en cohérence avec la mentalité nord-américaine qui a inventé le système de “tip” (pourboire), votre banquier vous tend une carotte pour vous inciter à être bon élève: si votre compte reste tout le mois au-dessus d’un certain plafond (1000$ pour la formule à 4$, 2000$ pour la formule à 8, etc), les frais du mois sont supprimés… Ça peut devenir très intéressant lorsque vous avez suffisamment de revenus pour vous “offrir” un compte à opérations illimitées, mais nous n’en sommes pas encore là.

A 11h30, le temps de remplir toutes les paperasses, nous voilà équipés chacun d’une belle carte de débit que nous ne pouvons pas utiliser… Ne voulant pas “gâcher” une opération en déposant du liquide sur le compte pour devoir le retirer 24 heures plus tard, nous devons attendre que le virement de notre banque française arrive (bonne surprise, cela ne mettra que 48h avec le Crédit Mutuel, quant à la Banque Postale, au bout de 4 jours, on attend toujours que les sous quittent le compte français).

Ensuite, comme nous en avons marre de payer le tarif longue distance avec notre téléphone de Montréal, nous nous dirigeons vers la boutique de téléphone la plus proche pour céder à la tentation en achetant un iPhone 3GS (la dernière génération sortie il y a une dizaine de jours). Pour ne pas faire de jaloux, nous décidons d’en prendre un chacun (pas raisonnable mais il est tellement bien! et, comme en France, les tarifs de lancement et pour l’ouverture d’une nouvelle ligne défient toute concurrence). Manque de chance, il n’en reste qu’un en stock mais le vendeur, sans doute payé plus cher à la commission qu’au fixe, nous propose d’aller nous en chercher un dans une autre boutique. Galante, et ayant besoin d’un peu de temps pour être vraiment convaincue, je laisse David prendre l’iPhone et remplir les papiers (on en a rempli des cases en une matinée!) et choisir ses options. En effet, le téléphone, c’est comme la banque, on paie pour des choses qu’on n’imaginerait pas payer en France: les appels et messages sortants bien sûr mais aussi les appels et messages entrants (vous payez quand vous recevez un appel), la messagerie (!), la présentation du numéro, etc. Mais bon, on s’y retrouve encore largement si on compare avec les offres sur le marché français, et encore plus avec le cours actuel du dollar canadien :)

Bon, nous voilà avec un numéro d’assuré social, un compte en banque et un téléphone pour être joignables… Il est temps de se préoccuper de trouver un boulot pour alimenter le compte et payer les factures. Direction donc le Collège Educacentre qui aide les francophones de Vancouver pour tous types de démarches et notamment la recherche d’emploi. Les infrastructures sont bien et plusieurs ateliers sont organisés pour aider à faire un CV, une lettre de motivation… Nous y sommes retournés plusieurs fois dans la semaine et y retourneront sans doute dans les semaines à venir. C’est à l’occasion d’une de ces visites que nous avons retrouvé une amie que nous avions connu à Paris (qui était partie 2 jours après nous mais directement pour Vancouver), ça fait du bien de voir une tête connue! Elle nous invitera au passage à l’accompagner à son entretien du lendemain chez Sodexo qui est tenu de recuter 1000 francophones pour les Jeux Olympiques 2010 et a, apparemment, un peu de mal à en trouver autant.

Mardi matin, 11h, nous voilà donc en plein downtown pour passer un entretien qui tient plus de la formalité que de la sélection draconienne. David étant honnête à la question “Etes-vous bilingue?” en répondant qu’il a besoin d’améliorer son anglais, il s’entendra répondre “Mais vous êtes français, vous parlez français? Donc vous ^étes bilingue”. Ok, si ça marche comme ça, on veut bien… Quelques autres questions pour la forme et pour essayer de déterminer dans quelle équipe on va pouvoir leur être utile (service du café, de la nourriture, ménage…), une photo style photo de prisonnier, une petite signature au bas d’une lettre confirmant notre engagement et nous voilà sortis. Nous avons donc du boulot pour une durée de 2 mois à compter de fin janvier 2010. Ca ne nous aide pas beaucoup dans l’immédiat mais c’est toujours ça de pris et ça peut être une expérience amusante (et utile pour mettre un pied chez Sodexo).

Le reste de la semaine sera consacré à la chasse au boulot (nous y reviendrons) et aux bonnes affaires sur Craiglist pour trouver les éléments de base pour meubler notre appartement : un canapé, une table, des chaises, de la vaisselle, un lit… La chance est encore avec nous : il y a plein de bazar à vendre pour des cacahouètes dans la maison où nous louons la chambre et nous récupérons pas mal de petites choses utiles et en on état (draps, grille-pain, assiettes…). Dès lundi nous trouvons aussi un ensemble lit+sommier+structure à roulettes, vendu par un particulier mais encore neuf sous plastique, pour la modique somme de 250$ ; un fauteuil trèèèèèès confortable en cuir, un petit bureau informatique, des chaises et diverses choses dont une dame qui doit retourner d’urgence en Argentine se débarrasse à prix bradés et un autre fauteuil Ikea confortable aussi (du même style que celui qui est dans ton salon Fanny) dans une braderie.

Le temps de demander à ceux qui nous louent la chambre si on peut stocker notre bazar à côté de leur bazar à vendre, de vider la voiture, de l’emmener au garage pour débloquer le coffre dont la serrure ne répond plus depuis des mois (rouillée…) et, le lendemain, nous allons récupérer nos trouvailles. Pour être biens, il nous manque encore une table mais, avec tout ce qu’on a, on va déjà être obligés de faire au moins 2 voyages entre ici et notre nouvel appartement (15 km l’aller) donc on a décidés qu’on arrêtait là les achats… On reprendra notre quête le 2 juillet à la recherche d’une table et de vélos.

Nous n’avons pas fait beaucoup de tourisme du coup mais, de toutes façons, le temps ne s’y prêtait pas vraiment avec des averses fréquentes donc pas de regrets.

A suivre…

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