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U2 – 360° Tour à Vancouver

Publié par David le 30 oct 2009 dans Vancouver

Mercredi 28 octobre. Trois jours après la retransmission en direct sur Youtube de leur concert du Rose Bowl de Pasadena à Los Angeles, les irlandais de U2 débarquent à Vancouver pour ce qui sera leur dernier concert 2009 sur le sol américain. Cela se passe au GM Place, le grand stade couvert de Vancouver, qui accueillera les cérémonies d’ouverture et de clôture des JO d’hiver, ainsi que la toute nouvelle franchise MLS (Major League Soccer), les White Caps, en 2010.

Je ne les avais vu auparavant qu’une seule fois en concert, c’était en 1997 au Parc des Princes dans le cadre de leur tournée « PopMart ». Ils avaient déjà à l’époque marqué leurs shows du sceau de la démesure, avec une scène en forme d’arche haute de 40 mètres et un déploiement technique hors normes pour l’époque.

Les 70.000 places pour le concert de Vancouver sont parties en une matinée lors de leur mise en vente en avril dernier, mais grâce à la magie de Craiglist j’ai pu en dénicher deux en août dernier, pour leur valeur faciale soit 70$. Ayant réussi à le cacher à Katy et à tenir ma langue durant trois mois, ce fut une surprise réussie lorsque je suis passée la chercher à la sortie du travail pour l’emmener directement au stade.

Après une petite vingtaine de minutes de marche, Il est 17h00 lorsque nous arrivons sur place. Et là on croit rêver en prenant notre place dans la file d’attente : les canadiens sont décidément très civilisés lorsqu’il s’agit de faire la queue. Pas besoin d’agents de sécurité, ni de barrières. Non. Juste une longue file d’un mètre cinquante de large, et aucun signe d’impatience ou d’énervement, malgré la pluie et la demi-heure de retard pour l’ouverture des portes. Je n’ose même pas imaginer si une telle organisation était mise en place à Paris…

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18h00, nous sommes dans la place. Etrange stade, qui lorsque l’on se trouve au milieu de la « pelouse » semble bien loin de faire ses 60.000 places. Nous nous installons face à la scène, légèrement sur la droite. Enfin lorsque je dis « face » il faut que j’apporte quelques précisions. En effet le concept de cette tournée, le « 360 Tour », tient en une gigantesque scène circulaire permettant au public de se trouver littéralement tout autour. Un concept intéressant, mais qui reste tout de même un concept puisque 90% du temps les spectateurs se trouvant « derrière » (comprendre l’espace en temps normal fermé au public) verront le groupe de dos.
Surmontant cette scène, une immense structure en forme de vaisseau spatial, sorte d’araignée géante à 4 pattes renfermant un écran géant « mipix » circulaire et une sorte de fusée s’étirant jusqu’à presque toucher le toit du stade. Une vision irréelle et stupéfiante, qui laisse véritablement cloué sur place lorsqu’on la découvre. Et encore, nous sommes à 3h du show et ce n’est pour l’instant qu’un amas de tubes de métal, gris et ternes. Cela promet lorsque les lumières seront de la partie !

Scène

19h15, le stade est rempli aux deux tiers lorsque les Black Eyed Peas font leur entrée. Et oui, c’est ça aussi un concert de U2, avoir le droit en première partie à un groupe qui pourrait tenir l’affiche à lui seul. Bon, là je dois cependant avouer que je m’abstiendrai du moindre commentaire, n’étant absolument pas fan du genre. Ils assureront tout de même pendant 45 minutes une prestation pleine d’énergie, mettant une bonne partie du public dans leur poche. J’aurais quand même préféré Muse, l’autre groupe ayant assuré les premières parties sur cette tournée nord-américaine.

A peine le set des Black Eyed Peas terminé, une armée de backliners comme je n’en ai encore jamais vu investit la scène. Ils sont au moins une trentaine à s’affairer afin de mettre en place cette dernière en configuration U2. Le stade est à présent comble, près de 70.000 personnes sont là.

20h55. La sono est poussé à son niveau « concert » et un riff de guitare plus que familier s’élève, tandis que les machines à fumée se mettent en marche. « Space Oddity » de David Bowie, qui lance chaque concert du groupe sur cette tournée, nous prend aux tripes. Un joli clin d’œil pour fêter les 40 ans de la sortie de cet album (disponible depuis peu en édition spéciale remasterisée), qui même s’il n’atteint pas la perfection de ses successeurs (« Alladin Slane », « Honky Dory » et « Ziggy Stardust ») n’en reste pas moins un vrai putain d’album comme on n’en fait plus… Bon je disgresse, mais quel meilleur choix que Bowie pour lancer un concert sur le thème de l’espace, lorsque l’on sait à quel point il s’agit d’un thème récurrent chez ce dernier (« Space Oddity », « Life on Mars », « Starman », « Ziggy Stardust and the Spiders from Mars » -tiens, Spiders, encore une connection-).

Les lumières s’éteignent et Larry Mullen Jr fait son entrée, seul, sur un remix « Sixty Seconds In Kingdom Come », un instru rare du groupe, datant de 1985 et présent sur la face B de »The Unforgettable Fire ». Il s’installe et entame le solo d’intro de « Breathe », bientôt rejoint par le reste du groupe. Une ouverture que j’avais trouvé assez mollassonne sur le live de Youtube, mais qui passe beaucoup mieux et paraît bien plus pêchue lorsque l’on est sur place. C’est aussi cela l’avantage des concerts en live : les instruments sont véritablement mis en avant, et les boucles pro-tools sont noyées derrière les rifs de guitare, les lignes de basse et le martèlement frénétique des fûts et cymbales.

Suivront deux autres morceaux du dernier album : « Get on your boots » et « Magnificient », avant que le concert ne prenne vraiment son ampleur avec la sortie des bons vieux tubes. « Mysterious Ways » ouvre le bal, suivi de « Beautiful Day » et « I’m Still Haven’t Found What I’m Looking For ». Bono s’adresse ensuite à un invité très special present dans le stade, et qui fête son 54ème anniversaire : Bill Gates Himself, le principal mécène de “One” l’association parrainée par le chanteur afin de lutter contre le SIDA et la pauvreté dans le monde.

Adam et Larry s’éclipsent alors le temps d’aller se prendre une petite mousse, laissant Bono et The Edge seuls sur scène pour un « Stuck in a Moment You Can’t Get Out Of » acoustique tout en simplicité et en émotion.

Retour ensuite au dernier album, avec la chanson titre « No Line on the Horizon », suivi de « In a Little While » et « Elevation ». Le show est rôdé, les quatre compères s’amusent comme des petits fous et la complicité et l’amitié transpirent littéralement du groupe. On ne dure pas aussi longtemps par hasard…

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Après un « Unknown Caller » qui comme souvent avec U2 prend une toute autre dimension en live, l’écran géant se déploie jusqu’à presque toucher la scène central et nous sommes entraînés dans un tunnel de tubes : « Until the End of the World », « The Unforgettable Fire », « City of the Blinding Lights »(pendant lequel Bono invite une gamine d’une dizaine d’année à courir avec lui tout autour de la scène, et se permettant même de lui offrir ses lunettes au moment de regagner les gradins. Je ne sais pas si c’était prévu, mais en tout cas il n’aura pas fallu plus de 30 secondes à une assistante pour lui en apporter une nouvelle paire.) « Vertigo », « Sunday Bloody Sunday ». Viendra ensuite le moment le plus dispensable du concert avec un remix de « I’ll Go Crazy » façon Blue Man Group, avant la dernière ligne droite montant progressivement en puissance : « MLK », « Walk On » (dédicacé à l’opposante Birmane Aung San Suu Kyi, assignée à résidence par la junte militaire depuis 14 ans, malgré la victoire de son partie aux élections en 1990.), « One », « Where the Streets Have No Name ».

Les lumières s’éteignent quelques secondes, et le groupe ne s’en va pas bien loin avant de faire son retour pour une vague de rappels : « Ultraviolet », « With or Without You » et « Moment of Surrender ».

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Au final, 25 titres et 2h20 de concert assez irrégulier au niveau de son rythme. Si lors de leur précédente tournée (« Elevation Tour ») en 2001 la set-list pouvait varier énormément d’un concert à l’autre, elle était cette fois relativement figée, à deux ou trois exceptions près. Un show parfaitement préparé, rodé, mais presque trop propre, trop lissé… Visuellement par contre il n’y a rien à en redire, on en prend vraiment plein la vue, et au niveau du son nos oreilles en ont bourdonné de plaisir. Avec un Bono bien plus en voix qu’à Los Angeles trois jours plus tôt, même s’il semble avoir définitivement perdu sa voix de tête.

Aucun regret, assister à un concert de U2 est toujours un privilège, et le gigantisme et la démesure de cette scène valait à elle seule le déplacement.

Je vous laisse vous faire votre propre opinion en regardant le broadcast Youtube du concert du Rose Bowl de Pasadena, en tout point identique à celui auquel nous avons assisté…

Prochains rendez-vous concerts pour nous : les Dropkick Murphys, un groupe de Punk Celtique, puis Kiss au GM Place (certes d’un kitchissime absolu, mais avec des places à 3 dollars on ne pouvait pas manquer ça)…

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Ah les fameuses crêpes à la française!

Publié par Katy le 8 sept 2009 dans Canada, Cuisine, Le Canada et les canadiens, Vancouver, Vie quotidienne

Hier, en ce beau dimanche pluvieux, nous avons décidé de nous retrouver entre Français pour une après-midi “poker et crêpes”. Comme nous sommes partageurs et fiers de notre patrimoine culinaire national, nous avons tout de même accepté dans nos rangs 2 Belges et 2 Québécois (histoire de rester dans la francophonie). Alors que nous dégustons lesdites crêpes maison (z’avez essayé de faire des crêpes pour 15 personnes? Ben, ça prend beaucoup beaucoup plus de temps à faire qu’à manger), l’un des Québécois m’interpelle: “C’est quoi la différence entre les crêpes française et les nôtres en fait?”. Euh, je sais pas, le savoir-faire? pensé-je en mon for intérieur.
- Euh, je sais pas… On prend des œufs, du lait, du beurre et voilà, réponds-je à voix haute.
- Ah? Vous mettez pas de poudre à pâte?
Je lui adresse un regard qui, j’imagine, ressemble à celui d’une vache regardant passer un train (ie. vide: mais de quoi il me parle là?) teinté d’un soupçon d’air outragé et réponds:
- De la… poudre à pâte? Bah non, des oeufs, du lait, du beurre et c’est tout.
- Ah ben ça doit être pour ça qu’elles sont toutes légères et fines.

Ouais, sans doute… Sont fous ces Québécois, mais qu’est-ce qu’il vont mettre de la poudre dans la pâte à crêpes???

Ne voulant pas avoir l’air stupide, je ne lui ai pas demandé ce qu’était exactement cette “poudre à pâte” mais imaginais déjà une sorte de mixture à la Francine style “farine à crêpes, rajoutez juste du lait, prêt en 2 minutes”… Pour en avoir le cœur net, je me suis tournée vers mon ami Google qui, comme chacun le sait, a réponse à toutes les questions, y compris (et surtout) les plus stupides. Une rapide recherche m’apprendra qu’en fait la fameuse “poudre à pâte” n’est autre que ce que nous appelons levure ou “poudre à lever” en France. Illico, je quitte mon ordinateur pour aller vérifier ce qu’il y a écrit sur notre pot de “baking powder” dans le placard et, effectivement, la traduction est bien là: “poudre à pâte” (logique quand on y pense, une traduction littérale à la québécoise de plus).

Nous n’avons donc pas élucidé le pourquoi de la supériorité de la crêpe française sur ses contrefaçons nord-américaines (même si on soupçonne le beurre de jouer un rôle important) mais seulement constaté une nouvelle fois que nous ne parlons pas la même langue avec nos amis québécois qui appellent les pancakes des crêpes (raaah ce besoin de tout traduire)!

Et pour couronner le tout, c’est un Belge qui a gagné la partie de poker… La prochaine fois, on restera entre Français de bonne compagnie moi j’vous l’dit…

 
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De l’eau a coulé sous les ponts comme on dit…

Publié par Katy le 29 août 2009 dans Canada, Colombie Britannique, Vie quotidienne, Yukon

Un mois et demi après le dernier article, je reprends le clavier pour une petite mise à jour du blog (toujours pas de résumé du séjour à Vegas côté poker désolée, faut s’adresser au co-auteur pour toute réclamation)… Le rythme des dernières semaines a été assez intense pour moi. Suite à cet entretien du 14 juillet pour faire du porte à porte, je suis donc retournée le lendemain à New Westminster pour une “journée d’observation/second entretien” pas bien sorcier (sourire, suivre le rythme et apprendre 3-4 trucs par coeur) au terme de laquelle j’ai appris que j’étais retenue pour rejoindre les rangs de la compagnie dès le lendemain pour “vendre des enfants”*. J’ai ensuite découvert qu’ils embauchent pratiquement toute personne qui se présente mais bon, pas grave, ça me fait un boulot et une expérience intéressante au moins pour l’été…

Un mois et demi plus tard, il y a eu des hauts et des bas (niveau salaire notamment, dont le taux horaire varie d’une semaine à l’autre en fonction du nombre de parrainages signés) mais je suis satisfaite de l’expérience qui me permet de faire connaissance avec les Canadiens de Colombie-Britannique (les gens aux portes desquels je frappe et mes collègues qui ont en moyenne une petite vingtaine d’années et avec lesquels je ne suis pas trop sur la même longueur d’onde mais le côté “sociologique” du boulot est intéressant), d’évoluer dans une ambiance sympa, de rester au grand air (et accessoirement de perdre un peu de poids à force de passer mes journées à marcher), d’apprendre quelques techniques de ventes et de voyager. En effet, j’ai eu l’opportunité d’aller passer 15 jours au Yukon, à Whitehorse (ce qui explique aussi en partie le silence sur le blog): 36 heures de route depuis Vancouver, serrés à 5 dans une Mazda 6 puis dans une chambre d’hôtel avec deux lits queen-size seulement (économies oblige car une partie des frais étaient retenus sur notre salaire), quelques moments difficiles sur le plan relationnel avec les collègues mais aussi l’occasion de faire mieux connaissance, de trouver des affinités avec certains, d’apprécier la gentillesse des habitants de Whitehorse (parmi lesquels un nombre impressionnant de francophones)… et de gonfler le salaire.

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Le séjour au Yukon s’est révélé un peu frustrant sur le plan touristique car on n’a pas eu le temps de sortir de la ville mais sur la route du retour on a pu admirer les paysages fantastiques du nord de la Colombie-Britannique et apprécier une pause familiale dans la réserve perdue au milieu des montagnes de l’un de mes collègues, d’origine indienne (ceux avec les plumes sur la tête et les totems, pas ceux de Bollywood).

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Après deux semaines “en ville”, à frapper aux portes de la banlieue plus ou moins proche de Vancouver, je repars lundi pour 5 jours, direction l’île de Vancouver en espérant une campagne aussi fructueuse qu’à Whitehorse… Les horaires étant décalés (de 13h à 21h30, auxquels il faut rajouter 45 minutes de transport), je rentre le soir pour manger, me reposer et dormir jusqu’en milieu de matinée, ce qui ne me laisse pas trop de temps pour mettre à jour le blog… sans compter qu’il reste quelques formalités administratives à remplir (assurance habitation, permis de conduire et, accessoirement, garder un oeil ouvert sur les opportunités pour changer de boulot) dont je m’occupe avant de partir travailler.

Pour David, bonne nouvelle, fin juillet il a appris qu’il était retenu pour être “bakery clerk” (employé au rayon pâtisserie) dans un supermarché qui va ouvrir début septembre. Il a déjà eu quelques journées de formation “théorique” (règles d’hygiène, se familiariser avec la marque et l’implantation du magasin) qui seront complétées la semaine prochaine par une formation pratique avant la grande ouverture du 5 septembre.

On continue notre petit bonhomme de chemin en Colombie-Britannique et tout se passe plutôt bien pour l’instant…
Plus de photos du trip BC/Yukon, ici.

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* ne vous inquiétez pas, on se contente de leur trouver des parrains qui font une donation mensuelle, pas question de trafic ici et personne ne parle de vente sauf moi pour plaisanter.

 
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14 juillet, fête nationale, quelle belle journée!

Publié par Katy le 19 juil 2009 dans Canada, Vancouver, Vie quotidienne

Tout a commencé le lundi matin lorsque je reçois un coup de fil vers 10 heures où l’on me dit “On a vu votre CV sur Internet [ah? je l'ai mis où déjà? m'enfin peu importe], le manager voudrait vous voir en entretien”. “OK, super, quand? Demain 11h? OK, super! euh… c’est quoi déjà le nom du manager? et le nom de la  boîte? et l’adresse?”. S’ensuivent de longues recherches sur le net pour essayer de savoir en quoi peut bien consister le mystérieux boulot car je ne me souviens pas avoir postulé dans l’entreprise… Au passage, je me rends compte que l’adresse n’est pas 317 Columbia Street à Vancouver (en plein downtown) mais 317 Columbia Street à New Westminster (à 18km au sud) mais bon, j’ai décroché un entretien, je ne vais pas le bouder, au pire, ça me fera un entraînement. De mes recherches, j’en ai déduit qu’il s’agissait d’un boulot soit de call center soit de  porte à porte, a priori pour le compte d’associations caritatives mais tout ça reste assez flou. M’enfin, je prépare quand même mon entretien à fond comme on nous a conseillé à Educacentre, allant même jusqu’à rédiger mes réponses aux questions-types les plus courantes et à les apprendre quasiment par coeur.

Me voilà donc le mardi matin, tout fraîche et pimpante et un peu stressée, en route pour New Westminster, première étape d’une journée chargée. L’entretien a duré au bas mot 5 minutes, avec un manager qui parlait à une vitesse supersonique et m’a à peine laissé le temps de placer 3 phrases (parmi lesquelles j’ai réussi à caser, en substance, certaines réponses préparées). Il me confirme au passage que c’est pour faire du porte à porte pour 2 associations caritatives similaires très réputées (Plan et Worldvision). J’ai l’impression de m’en être pas mal tirée mais c’est allé tellement vite et on m’a tellement répété de ne pas faire confiance à un recruteur canadien qui dit “vous m’avez fait une très bonne impression” que je ne me fais pas trop d’illusions même si j’attends avec impatience l’après-midi entre 15h et 17h, créneau pendant lequel le manager est censé me rappeler si c’est bon. Il me prévient que si c’est bon, je dois revenir le lendemain pour passer la journée (14h-21h) sur le terrain avec un représentant expérimenté pour voir si ça me va et si j’ai une attitude qui leur convient.

A 11h15, je remonte dans le Skytrain en direction de downtown où la réception de l’Ambassadeur (du consul en l’occurrence) m’attend. En effet, pour le 14 juillet, une petite réception est organisée dans l’un des plus beaux hôtels de Vancouver pour la communauté française et quelques invités francophiles. L’invitation qui devait nous être envoyée par courrier n’est pas arrivée mais, en habituée des réceptions mondaines de ce genre, je me pointe à l’accueil avec aplomb et, après avoir pris mon nom, qui ne figurait même pas sur les listes, on me laisse entrer sans problème. Je ne resterai pas seule longtemps car une visite aux toilettes me permettra de rencontrer Irène, une charmante Franco-Vancouverite (issue de Sainte-Geneviève-Bois, pas loin de Juvisy, ça fait plus de 40 qu’elle a élu domicile à Vancouver), elle aussi “abandonnée” par son mari pour la réception. Elle me donnera quelques bonnes adresses et, après avoir appris que je cherchais un travail, me présentera à certaines de ses connaissances, dont la Présidente de l’Alliance Française. Une Française rencontrée à Educacentre me tiendra aussi compagnie un moment, présence amicale dans ce monde d’inconnus qui passent tous leurs 14 juillet ensemble et qu’il est difficile d’accoster sans raison autre que “bonjour, je cherche un boulot, vous avez quelque chose pour moi?”. Par contre, la fameuse réception de l’ambassadeur s’est avérée un peu décevante avec un buffet peu garni, un champagne qui semblait me fuir (mais j’ai fini par le rattraper) et des Ferrero Rochers que je cherche encore (il est vrai que le monsieur qui nous invitait n’était que consul, pas ambassadeur)… Il est vrai aussi que la plupart des gens, hormis les vieux, doivent avoir un boulot et, comme le 14 juillet n’est pas férié au Canada, ils ont dû prendre sur leur pause déjeuner pour venir. D’ailleurs, c’est assez déstabilisant de constater que la Terre ne s’arrête pas de tourner le 14 juillet hors de France, que tout est ouvert et qu’on vous convoque même en entretien d’embauche…

Vers 13h30/14h, les salons s’étant vidés en même temps que les derniers restes du buffet et des bouteilles d’alcool, nous décidons de lever le camp aussi. Je prends alors le bus  pour Stanley Park car j’ai prévu d’aller déposer mon CV en personne au bureau d’accueil de l’Aquarium. J’ai vu sur leur site qu’ils recrutaient, j’ai répondu en ligne mais sans suite et on m’a parlé de quelqu’un qui avait été recruté comme ça “en direct” après s’être présentée donc pourquoi pas moi? La superviseur du bureau d’accueil a l’air impressionnée par mon CV mais me répond qu’ils ont terminé le recrutement pour son secteur et qu’elle  va le transmettre à l’un de ses collègues qui s’occupe des photos ou du magasins de souvenirs. Même pas 5 minutes plus tard, alors que je me dirige vers l’arrêt de bus, mon téléphone sonne: “C’est Catherine? Où êtes-vous? Je vous attends à la porte X”. Illico, je fais demi-tour et rencontre un jeune homme, d’origine non-canadienne (pas réussi à identifier l’accent), à peine plus vieux (sans doute même plus jeune) que moi. Il attaque d’emblée: “J’ai vu votre CV, votre niveau d’éducation élevé, qu’est-ce que vous venez faire là?”. Je lui explique donc que je viens d’arriver, que je cherche un boulot peu qualifié pour commencer et que l’Aquarium est génial que j’aimerais y travailler (ce qui est vrai). Tout ce qu’il a à me proposer c’est un temps partiel payé 10$ de l’heure pour faire poser les touristes qui entrent à l’Aquarium devant l’appareil photo (sur un fond vert) et pour leur vendre ensuite les photomontages moches devant le bébé béluga ou les dauphins. Ca me ferait une première expérience dans la vente, avec un apprentissage de l’utilisation de la caisse enregistreuse et de la machine à carte bleue donc je dis ok pour un essai le lendemain matin (ben oui l’après-midi, j’espère bien avoir l’autre essai pour le porte à porte).

Ma journée est presque terminée, il me reste juste à passer dans les bureaux d’Adecco pour faire les tests requis pour poursuivre le processus d’inscription (globalement la même chose que dans l’agence précédente même si l’interface est différente: utilisation des principaux logiciels de Microsoft Office, vitesse de frappe…) avant de rentrer à la maison.

J’arrive à l’appartement vers 17h30 et n’ayant toujours pas reçu de coup de fil de la part du manager suite à l’entretien du matin, j’essaie d’appeler son bureau pour tenter de savoir ce qu’il en est mais ça ne répond pas… Je suis de moins en moins optimiste mais tout de même résolue à rappeler le lendemain matin pour savoir si c’est la peine que je me déplace jusqu’à New Westminster à nouveau ou pas, lorsque mon téléphone sonne… à 21h30… C’est le manager pour m’annoncer que je suis retenue pour ce qu’il appelle “le second entretien” qui est en fait une journée d’observation suivie d’un entretien à peine plus long que le premier.

Que d’émotions en ce 14 juillet!

 
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Nature, calme et volupté: Beautiful British Columbia.

Publié par Katy le 15 juil 2009 dans Canada, Colombie Britannique

Voilà, une nouvelle semaine de passée, entre recherche de boulot et participation aux ateliers d’Educacentre (association d’aide aux francophones en matière de recherche d’emploi et d’immigration) pour améliorer CV et lettre de motivation et savoir comment réussir un entretien d’embauche (et l’occasion de rencontrer d’autres PVTistes sympathiques fraîchement débarqués)…

L’agence d’intérim qui avait peut-être une opportunité pour moi à l’aéroport ne m’ayant pas rappelée (elle n’était pas optimiste, rapport aux exigences en matière de sécurité et mon statut de résidente temporaire), j’ai décidé de m’autoriser un week-end “à la montagne” avec une vingtaine d’autres couchsurfeurs. David ayant un entretien dans une pizzeria le samedi après-midi, j’ai fait mon égoïste et suis partie seule avec les deux Australiennes que nous avons hébergées pendant 3 jours (notre première expérience – réussie – en tant qu’hôtes) et un Allemand qui n’avait pas de moyen de locomotion.

Départ le samedi à 8h en direction du camping de Cal-Cheak, à 16km de Whistler (site principal des prochains JO d’hiver et endroit renommé l’été pour ses pistes de rando et de VTT). Nous arrivons  juste à temps pour nous joindre à une randonnée “tranquille” pour atteindre le Cheakamus Lake.

Il fait chaud, 29°, et le soleil tape mais la balade est agréable, à l’ombre de la dense canopée de la “rain forest” (forêt tropicale en français) dont se dégagent des odeurs de mousse et de feuillages humides. La lumière est incroyable, les quelques rayons du soleil qui arrivent à pénétrer l’épaisse couche végétale révélant des nuances de verts et de bruns qui changent constamment en fonction de l’inclinaison de l’astre solaire. Le bruit du torrent de montagne qui nous accompagnait depuis le début de la balade s’est tu presque d’un seul coup et, enfin, est apparu devant nous le Cheakamus Lake, étendue turquoise sertie dans l’écrin de verdure des montagnes ensapinées dont certaines affichent à leur sommet des glaciers étincelants de neiges éternelles.

C’est tellement beau que nous décidons de continuer le sentier jusqu’à son terme, quelques kilomètres plus loin. Là, nous découvrons une petite plage où nous avons l’impression d’être seules au monde (entre ceux qui ont pris un autre chemin, plus difficile et envahi de moustiques, et ceux qui avaient des impératifs et ont dû rentrer, nous nous sommes retrouvées à 5 filles sur la plage: une Canadienne, une Mexicaine, deux Australiennes et moi). Quelques bains de pieds vivifiants dans l’eau fraîche et une pause lézardage au soleil plus tard, nous prenons la route du retour, quittant à contrecœur notre havre de paix, mais il nous reste 7km à faire pour atteindre le parking. En guise de balade tranquille, nous aurons quand même fait 14 km mais l’ambiance, elle, était zen… Seul regret, nous n’avons pas vu d’ours… Nous avons juste pu admirer l’ingénieux système de “cachette à nourriture” (food cache) composé de filins d’acier, de crochets et de poulies pour suspendre tout ce qui contient de la nourriture (ou assimilé dans la tête d’un ours).

De retour au camping, la pause dîner s’organise tant bien que mal sans feu de camp (interdit en raison des risques d’incendie) mais la soirée sera tout de même très sympathique. Le lendemain, la fatigue aura eu raison de notre motivation et nous resterons papoter au camping jusqu’à l’heure du retour à Vancouver. La route qui relie Whistler à Vancouver (surtout la seconde partie, après Squamish) est superbe, malgré les nombreux travaux (ils auront une belle route neuve pour les Jeux Olympiques) qui rendent la conduite moins agréable, car on a tout le loisir d’admirer le fjord du Howe Sound. On comprend alors pourquoi la route est surnommée la “Sea to Sky Highway” (désolée, pas de photo, je conduisais mais vous pouvez chercher sur Google images)…

Et l’entretien de David, me direz-vous? Ben, il paraît qu’il habite trop loin… Pourquoi l’avoir fait venir alors vu que l’adresse était sur le CV? Mystère…

(ça c’est la rivière au bord de laquelle était le camping)

 
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Au boulot…

Publié par Katy le 7 juil 2009 dans Canada, Colombie Britannique, Vancouver, Vie quotidienne

Oui mais voilà, il faut le trouver d’abord… La recherche a repris avec le début de la semaine et  le retour de la pluie.

Pour moi, depuis hier c’est donc la course (enfin tranquille hein) aux agences d’intérim et de placement comme on dit ici. D’abord, petit tour sur le web pour chercher des noms, voir si leur offre peut correspondre à mon profil et à ce que je cherche (service clientèle – comprendre call center la plupart du temps – ou assistante, le tout bilingue si possible pour tirer parti de mon “avantage concurrentiel” sur tous les anglophones du marché), trouver les adresses et enfin, préparer un itinéraire pour optimiser les kilomètres parcourus (ça va, ils sont tous dans le Downtown dans un périmètre de 2 km mais il pleut donc c’est important de savoir où garer le vélo pour ensuite marcher sous le parapluie!). Encore une fois merci Google Map et son application pour iPhone (qui n’est pas un gadget sur ce coup-là)!

Après avoir déposé mon CV dans 5 ou 6 agences, je me suis aperçue que c’est un peu comme dans les banques: il y a ceux qui essaient de vous mettre à l’aise, de vous donner l’impression que vous êtes les bienvenus dans leur base de données de candidats (genre ils se souviennent qu’ils ont un peu besoin de vous pour garder leurs clients) et vous donnent un rendez-vous dans la journée ou vous promettent un suivi (Angus One et Adecco, Randstad dans une moindre mesure) et les autres… Les autres, en général ça commence à l’accueil (faut dire aussi que je n’ai pas eu l’occasion d’aller plus loin) : aseptisé, voire trèèèès aseptisé (”ici on ne prend pas les CV, il faut le télécharger sur notre site, les papiers, ça se perd”… Je ne suis même pas sûre qu’il y avait un stylo  ou un post-it sur le bureau de la fille!) et tenu par une vieille à l’allure revêche (un peu style la Super Nanny de M6) pour bien décourager les candidats spontanés qui osent s’aventurer au 20è étage de leur tour de verre et stresser ceux qui sont convoqués en entretien. Quant à avoir le nom ou la carte d’un conseiller, n’y pensez même pas avant d’avoir passé la pré-sélection…
Peut-être est-ce la différence entre les “vraies” agences d’intérim et les cabinets de recrutement/chasseurs de tête qui font aussi de l’intérim.

Et maintenant, wait and see comme on dit… Chez Adecco, on m’a d’ailleurs annoncé qu’il allait falloir m’armer de patience car, si le marché de l’emploi au Canada est moins sinistré qu’ailleurs (il y quasiment autant d’offres qu’avant en ce qui concerne l’intérim), le nombre de chercheurs d’emploi a explosé et ils n’arrivent pas à traiter toutes les inscriptions en flux tendu. Elle m’a confié avoir récemment accueilli plusieurs Irlandais qui avaient “fui” le pays après un licenciement économique (la criiiise, toujours la criiiise)…

Pour David, c’est distribution tous azimuts de CV dans les cafés, restauration rapide, etc.

Pas réjouissant tout ça même si c’est rassurant de savoir que du boulot, il y en a, et qu’il suffira peut-être de se trouver au bon endroit au bon moment… En attendant, j’essaie de m’inscrire comme bénévole pour diverses associations afin d’accumuler de l’expérience et des contacts, il paraît que ça aide donc wait and see là encore et première échéance le 25 juillet (un festival de lanternes : chacun confectionne sa lanterne et vient avec pour éclairer le parc le samedi soir, le tout sur fond de musique et arts de rue) !

 
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Une semaine à Vancouver (1ère partie)

Publié par Katy le 27 juin 2009 dans Colombie Britannique, Road-Trip, Vancouver, Vie quotidienne

Eh oui, le temps passe vite, ça fait déjà une semaine qu’on est là! Les choses s’enchaînent et on ne voit pas les jours passer…

Après un samedi consacré à la recherche d’appartement et conclu par un dîner sympathique en bord de mer avec une colocataire québécoise, nous avons prévu un dimanche tranquille : balade au marché de Granville Island le matin et installation dans notre chambre provisoire l’après-midi.

Le lundi, nous entamons la journée dès 7h pour être à 8h30 aux bureaux de “Service Canada” afin de demander notre numéro d’assuré social, sésame indispensable pour ouvrir un compte et travailler. Ca a beau être une administration, l’affaire est quand même rondement menée : 30 minutes d’attente et 1/4 d’heure pour remplir les papiers et nous voilà en possession d’un numéro valable pour la durée de notre PVT.

La seconde étape logique est la banque et nous allons donc prospecter les agences proches de notre futur appartement parmi les enseignes les plus répandues au Canada (facteur très important quand on sait qu’il y a des frais sur les retraits aux distributeurs qui ne sont pas ceux de votre banque) :
TD Canada Trust (qui nous fixe un rendez-vous dans l’heure), HSBC (qui nous donne un dépliant avec les tarifs), Scotia (incapable de nous donner un rendez-vous avant le lendemain et de nous donner une plaquette avec ses tarifs) et la Royal Bank of Canada (où on nous donne une brochure et un rendez-vous dans les 2 heures). Même si l’accueil de la RBC nous a paru très pro, la palme reviendra au premier que nous verrons, TD Canada Trust, peut-être un poil plus cher que d’autres mais on a bien aimé notre conseiller, Sean O’Brien (né à Vancouver mais on serait prêts à parier qu’il a des origines irlandaises), et les horaires d’ouverture étendus ont pesé dans la balance.

Ce qu’il faut savoir lorsqu’on ouvre un compte en banque au Canada, c’est qu’on paie pour plein de choses… le tout étant de choisir la formule la plus rentable pour vous. Dans le cas de la banque, l’ouverture du compte est gratuite et vous n’avez pas de dépôt initial à faire mais vous payez un forfait mensuel qui vous donne droit à un certain nombre d’opérations (chaque fois que de l’argent sort du compte, que ce soit un retrait, un virement, un chèque, etc). Par exemple, chez TD, le forfait minimum à 3,95$ vous autorise 10 opérations dans le mois, les suivantes étant facturées 0,65$ pièce, le forfait à 8 et quelques dollars vous en autorise 25 et ainsi de suite jusqu’aux comptes “opérations illimitées” (chers). Les chèques sont, eux, payants (23$ pour 50 chèques chez TD mais on en a eu 54 offerts à l’ouverture du compte, ça devrait nous faire un moment). Par contre, en cohérence avec la mentalité nord-américaine qui a inventé le système de “tip” (pourboire), votre banquier vous tend une carotte pour vous inciter à être bon élève: si votre compte reste tout le mois au-dessus d’un certain plafond (1000$ pour la formule à 4$, 2000$ pour la formule à 8, etc), les frais du mois sont supprimés… Ça peut devenir très intéressant lorsque vous avez suffisamment de revenus pour vous “offrir” un compte à opérations illimitées, mais nous n’en sommes pas encore là.

A 11h30, le temps de remplir toutes les paperasses, nous voilà équipés chacun d’une belle carte de débit que nous ne pouvons pas utiliser… Ne voulant pas “gâcher” une opération en déposant du liquide sur le compte pour devoir le retirer 24 heures plus tard, nous devons attendre que le virement de notre banque française arrive (bonne surprise, cela ne mettra que 48h avec le Crédit Mutuel, quant à la Banque Postale, au bout de 4 jours, on attend toujours que les sous quittent le compte français).

Ensuite, comme nous en avons marre de payer le tarif longue distance avec notre téléphone de Montréal, nous nous dirigeons vers la boutique de téléphone la plus proche pour céder à la tentation en achetant un iPhone 3GS (la dernière génération sortie il y a une dizaine de jours). Pour ne pas faire de jaloux, nous décidons d’en prendre un chacun (pas raisonnable mais il est tellement bien! et, comme en France, les tarifs de lancement et pour l’ouverture d’une nouvelle ligne défient toute concurrence). Manque de chance, il n’en reste qu’un en stock mais le vendeur, sans doute payé plus cher à la commission qu’au fixe, nous propose d’aller nous en chercher un dans une autre boutique. Galante, et ayant besoin d’un peu de temps pour être vraiment convaincue, je laisse David prendre l’iPhone et remplir les papiers (on en a rempli des cases en une matinée!) et choisir ses options. En effet, le téléphone, c’est comme la banque, on paie pour des choses qu’on n’imaginerait pas payer en France: les appels et messages sortants bien sûr mais aussi les appels et messages entrants (vous payez quand vous recevez un appel), la messagerie (!), la présentation du numéro, etc. Mais bon, on s’y retrouve encore largement si on compare avec les offres sur le marché français, et encore plus avec le cours actuel du dollar canadien :)

Bon, nous voilà avec un numéro d’assuré social, un compte en banque et un téléphone pour être joignables… Il est temps de se préoccuper de trouver un boulot pour alimenter le compte et payer les factures. Direction donc le Collège Educacentre qui aide les francophones de Vancouver pour tous types de démarches et notamment la recherche d’emploi. Les infrastructures sont bien et plusieurs ateliers sont organisés pour aider à faire un CV, une lettre de motivation… Nous y sommes retournés plusieurs fois dans la semaine et y retourneront sans doute dans les semaines à venir. C’est à l’occasion d’une de ces visites que nous avons retrouvé une amie que nous avions connu à Paris (qui était partie 2 jours après nous mais directement pour Vancouver), ça fait du bien de voir une tête connue! Elle nous invitera au passage à l’accompagner à son entretien du lendemain chez Sodexo qui est tenu de recuter 1000 francophones pour les Jeux Olympiques 2010 et a, apparemment, un peu de mal à en trouver autant.

Mardi matin, 11h, nous voilà donc en plein downtown pour passer un entretien qui tient plus de la formalité que de la sélection draconienne. David étant honnête à la question “Etes-vous bilingue?” en répondant qu’il a besoin d’améliorer son anglais, il s’entendra répondre “Mais vous êtes français, vous parlez français? Donc vous ^étes bilingue”. Ok, si ça marche comme ça, on veut bien… Quelques autres questions pour la forme et pour essayer de déterminer dans quelle équipe on va pouvoir leur être utile (service du café, de la nourriture, ménage…), une photo style photo de prisonnier, une petite signature au bas d’une lettre confirmant notre engagement et nous voilà sortis. Nous avons donc du boulot pour une durée de 2 mois à compter de fin janvier 2010. Ca ne nous aide pas beaucoup dans l’immédiat mais c’est toujours ça de pris et ça peut être une expérience amusante (et utile pour mettre un pied chez Sodexo).

Le reste de la semaine sera consacré à la chasse au boulot (nous y reviendrons) et aux bonnes affaires sur Craiglist pour trouver les éléments de base pour meubler notre appartement : un canapé, une table, des chaises, de la vaisselle, un lit… La chance est encore avec nous : il y a plein de bazar à vendre pour des cacahouètes dans la maison où nous louons la chambre et nous récupérons pas mal de petites choses utiles et en on état (draps, grille-pain, assiettes…). Dès lundi nous trouvons aussi un ensemble lit+sommier+structure à roulettes, vendu par un particulier mais encore neuf sous plastique, pour la modique somme de 250$ ; un fauteuil trèèèèèès confortable en cuir, un petit bureau informatique, des chaises et diverses choses dont une dame qui doit retourner d’urgence en Argentine se débarrasse à prix bradés et un autre fauteuil Ikea confortable aussi (du même style que celui qui est dans ton salon Fanny) dans une braderie.

Le temps de demander à ceux qui nous louent la chambre si on peut stocker notre bazar à côté de leur bazar à vendre, de vider la voiture, de l’emmener au garage pour débloquer le coffre dont la serrure ne répond plus depuis des mois (rouillée…) et, le lendemain, nous allons récupérer nos trouvailles. Pour être biens, il nous manque encore une table mais, avec tout ce qu’on a, on va déjà être obligés de faire au moins 2 voyages entre ici et notre nouvel appartement (15 km l’aller) donc on a décidés qu’on arrêtait là les achats… On reprendra notre quête le 2 juillet à la recherche d’une table et de vélos.

Nous n’avons pas fait beaucoup de tourisme du coup mais, de toutes façons, le temps ne s’y prêtait pas vraiment avec des averses fréquentes donc pas de regrets.

A suivre…

 
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Notre arrivée à Vancouver et la recherche d’un appartement

Publié par Katy le 25 juin 2009 dans Canada, Colombie Britannique, Vancouver, Vie quotidienne

VENDREDI 19 JUIN

Après avoir écourté encore plus notre séjour aux Etats-Unis, c’est finalement le vendredi 19 juin que nous arrivons à Vancouver, BC, dans l’après-midi, sous un  ciel nuageux.

Notre première destination est une maison à West Vancouver où nous avons repéré une chambre dans un basement (demi sous-sol) en colocation. Attention, aux Etats-Unis et au Canada, lorsqu’on vous donne le nom d’une ville précédé d’un point cardinal, il faut se méfier car, en général, la localité se trouve à quelques kilomètres (voire dizaines de kilomètres) de la ville principale. Ainsi, West et North Vancouver sont séparés de Vancouver par le Burrad Inlet (bras de mer) et 2 ponts. A ne surtout pas confondre avec le West End, qui désigne la partie ouest du centre ville de Vancouver.

Nous étions au courant mais, sur la carte Google, la dizaine de  kilomètres qui séparait la maison du centre ville avait l’air de pouvoir se faire facilement en vélo. Le loyer était ridiculement bas, le quartier était classé comme chic, l’appartement et la chambre avaient l’air grands, les colocs sympas et la perspective d’être aux pieds des montagnes était tentante. Confiants, nous n’avions donc réservé qu’une nuit en auberge de jeunesse, en se disant que, si jamais ça ne marchait pas avec cette piste, on aviserait.

Au final, l’annonce n’avait pas menti et les colocataires avaient vraiment  l’air sympas mais on n’a pas fait 10 000 km pour se retrouver à nouveau en banlieue! Le quartier était vraiment mort (pas un Chinois ou un Indien du coin – oui, ici ce ne sont pas les arabes – ni un petit resto) et le trajet pour aller au centre ville pas des plus agréables à faire en vélo ni en transports en commun.

Ne sachant pas trop ce qu’on peut trouver d’autre sur le marché, nous ne donnons pas notre réponse tout de suite et décidons de consacrer la fin d’après-midi et la journée du samedi à la prospection immobilière. Les baux se terminant en général au 1er juillet, c’est le bon moment pour chercher car tous les appartements n’ont pas trouvé preneurs donc le tourisme, ce sera pour plus tard.

Nous décidons d’appliquer les 2 méthodes les plus efficaces pour trouver un logement au Canada : chercher sur Craiglist (site de petites annonces où l’on trouve de tout) et arpenter les rues à l’affut de panneaux indiquant “1 bedroom for rent”.  One bedroom (= 1 chambre, cuisine, pièce à vivre, salle de bain)  parce que, vu notre budget, si on veut un appartement seuls et pas à 15 kilomètres du centre, c’est tout ce qu’on peut se permettre.

Une autre annonce vue sur Craiglist nous amène à North Vancouver, plus vivant et relié à Vancouver par un intéressant et rapide système de navette maritime (SeaBus). Là encore, c’est pour une colocation mais, lorsque nous arrivons, personne ne répond… Histoire de ne pas avoir fait le voyage pour rien, nous décidons donc d’appliquer la méthode n°2 : se balader dans les rues. Rapidement, nous voyons des panneaux  qui nous intéressent et, au bout de 2 ou 3 coups de fils, le manager d’un immeuble nous répond qu’il peut nous faire visiter un appartement d’ici 30 minutes. Nous découvrons donc notre premier “One bedroom” vancouverite et constatons, détail auquel nous n’avions pas pensé, qu’il est non-meublé… Toutefois, par obligation de la loi apparemment, il est fourni avec frigo et cuisinière (+ lave-vaisselle mais ça ce n’est pas obligatoire) et lave-linge/sèche-linge communs au sous-sol de l’immeuble. En plus, il est plutôt bien fait avec une chambre et un salon de tailles respectables, un balcon pour faire des barbecues et une vue sur un petit parc.

Certes, le loyer est plus élevé: 1000 $ mais ça nous amène à refaire nos calculs… et on se dit qu’avec le taux de change favorable et les Assedics de David (et on l’espère un boulot chacun prochainement), on peut raisonnablement accepter de payer un tel loyer. Du coup, cela nous ouvre pas mal de possibilités, y compris dans des quartiers pas loins du centre et beaucoup plus sympas.

De retour à l’auberge de jeunesse, nous sortons donc la carte de la ville pour chercher les coins les plus intéressants hors de downtown (avec la circulation, les magasins de grandes chaînes et les travaux, nous n’avons pas eu envie d’y vivre), pas trop loin du marché de Granville Island et bien desservi par les transports en commun. De notre périple aux Etats-Unis, nous avons appris  comment s’organise la vie urbaine nord-américaine : les villes sont composées d’une multitude de quartiers/villages aux identités bien marquées, chacun (hors du downtown) étant constitué d’une ou deux artères très vivantes et commerçantes et de rues exclusivement résidentielles faites d’immeubles ou de grandes maisons (parfois partagées en appartements). Ces rues, les plus proches possibles des grandes artères, seront donc notre “terrain de chasse” une fois repéré un quartier où nous nous sentons bien.

Après le dîner, dans le quartier de Kitsilano dont on nous avait dit que c’était l’un des plus agréables, et forts de notre traversée de la ville en voiture (bien sûr on n’a pas fait tous les quartiers mais on avait un bon aperçu) une short-list se dessine :
- le quartier proche du General Hospital (entre Granville et Cambie Street et pas trop loin de Broadway, artères passantes et commerçantes qui nous ont tapé dans l’oeil)
- les environs de la station de Skytrain de Metrotwn à Burnaby, loin mais le Skytrain est rapide et ça nous permettrait peut-être d’avoir une plus grande surface pour un prix raisonnable

Le premier choix (South Granville/Fairview) étant le plus proche, nous faisons un premier passage vendredi soir pour relever les numéros de téléphone affichés sur les panneaux “1 bedroom for rent” devant les immeubles. Nous réservons aussi une seconde nuit à l’auberge et nous renseignons sur les possibilités d’hébergement à la semaine car nous sentons bien qu’il va être compliqué d’emménager avant le 1er juillet.

SAMEDI 20 JUIN

A 9h du matin, nous sommes sur le pont, enfin dans la voiture, téléphone à l’oreille pour passer les premiers appels, mix d’annonces Craiglist et de numéros relevés dans la rue… Pas beaucoup de succès, soit nous tombons sur des agences  qui sont fermées le week-end, soit sur des boîtes vocales. En attendant que l’on nous rappelle, nous décidons de retourner dans le quartier repéré la veille, en élargissant un peu le périmètre, pour compléter notre liste de numéros de téléphones car nous n’avions pas tout relevé. Au total, entre ces numéros et ceux trouvés sur Internet, notre liste compte une vingtaine de numéros.

Finalement, nous arrivons à décrocher quelques rendez-vous, au rythme d’un toutes les heures entre 10h et 15h, et en prime à 18h la visite d’une location de courte durée pour avoir un toit jusqu’au 1er juillet. Quelques autres sont prévues pour le lendemain aussi.

Le premier que nous visitons nous plaît beaucoup, surtout par rapport à ceux de la veille, et nous nous sentons tentés d’accepter les 1200$ demandés pour  le loyer de ce petit (mais bien agencé) “1 bedroom” avec balcon et vue sur les montagnes, équipé d’une piscine et d’un barbecue au rez-de-chaussée, dans un immeuble agréable. En plus, le courant passe bien avec Terry, le manager. Mais il nous reste encore plusieurs visites donc on ne s’emballe pas.

Nous enchaînons ensuite des visites plus ou moins intéressantes, dont une chambre dans une maison qui a 96 ans ! (et qui les fait bien, en la visitant, on s’est crus de retour à Paris, surtout vu le loyer indécent pour cette pièce d’antiquité… non merci!)

vieille-maison

Après une visite marquée par la découverte d’un billet de 20$ par terre, devant l’immeuble (notre jour de chance! l’arc-en-ciel qui a accompagné notre arrivée en ville était peut-être un signe), nous nous autorisons tout de même une pause déjeuner, expédiée en 1/2 heure car nous avons une nouvelle visite de prévue à 14h… et il aurait été dommage  de la manquer celle-là!

En effet, notre 5ème visite de la journée (7è au total avec celles de la veille) s’avérera être la bonne. Wes, le manager, nous accueille et nous prévient : “L’immeuble date un peu et certaines choses dans l’appartement ont besoin d’être rénovées mais je ferais les travaux avant le 1er juillet, ne vous inquiétez pas.” Vu la façade de l’immeuble, l’entrée et l’ascenseur, nous avons des doutes sur l’état de vétusté de l’appartement mais nous ne disons rien et suivons Wes jusqu’à la porte… Il ouvre, je le suis et ne peux m’empêcher de me retourner vers David pour lâcher un “C’est grand” spontané. Ensuite, nous voyons la chambre (ah ouais…) et le living-room (waou!) qui se termine par un balcon de taille fort respectable. Il donne sur la 12 avenue, un peu bruyante, mais comme dit Wes ” C’est bruyant dans la journée, et dans la journée, on travaille on n’est pas chez soi.” C’est beaucoup plus grand que tout ce que nous avons visité jusque là (et que notre appartement à Juvisy), c’est lumineux, il y a du parquet, et la cuisine va être refaite à neuf… On a du mal à en croire nos oreilles lorsque Wes nous annonce que le loyer est de 1025$ par mois (1050 avec le parking), charges comprises (sauf l’électricité tous les 2 mois mais ça ne coûte pas très cher, Internet/téléphone et les machines à laver payantes au rez-de-chaussée, mais on ne fait pas non plus de lessive tous les jours).

Ne cherchons pas plus loin, nous avons trouvé notre appartement! Bien sûr, hormis le frigo et la cuisinière, il est vide… mais nous avons au moins un matelas pour dormir les premiers jours et nous avons confiance en Craiglist. En plus, comme tout le monde déménage au 1er juillet, il y a de bonnes affaires à faire sur le marché de l’occasion.

Place maintenant aux formalités: des papiers à remplir avec notre état civil, nos employeurs présents (pour David, encore officiellement intermittent du spectacle en France) et passés avec leur contact, les coordonnées bancaires (en France car nous n’avions pas encore de compte au Canada) de celui d\’entre nous qui a le meilleur “historique bancaire”, la demande d’ouverture de compte pour l’électricité et Internet… Long, mais pas compliqué. A 15 heures, nous versons finalement la caution d’un demi-mois de  loyer qui nous engage à arrêter de chercher un logement et qui engage le bailleur à arrêter de chercher un locataire pendant l’étude de notre dossier (compter 72h). Inquiets à l’idée de voir la perle nous passer sous le nez et habitués aux  pratiques parisiennes, nous essayons de savoir ce qui pourrait faire que notre dossier soit refusé. Tranquille, Wes nous répond que, à moins d’être fichés comme mauvais  payeurs, nous ne risquons rien et qu’il n’y a rien qu’un coup de fil à la banque ne puisse résoudre. Il nous dit qu’il nous appellera s’il manque quelque chose et que nous devrions avoir la réponse d’ici mercredi. On croise les doigts et on ne peut s’empêcher de s’y voir déjà et d’aimer notre nouveau quartier de South Granville (l’appartement est au croisement de  la 12è avenue Ouest et de Hemlock, à deux pas de plein de magasins, de cafés et de restaurants, à distance de marche ou de vélo de downtown, de Granville market et de la plage).

C’est ça qui est bien ici : on ne verse pas un, ni 2, ni 3 mois de loyer en caution et le bailleur n’a pas le droit de prendre 15 dossiers pour sélectionner le meilleur.

Et la bonne nouvelle est tombée aujourd’hui : nous avons l’appartement ! Le bail est de 6 mois, renouvelable ensuite au mois le mois. Seul point noir: pas d’animaux autorisés pour cause de nuisance sonore…

Puisqu’on est dans les bonnes nouvelles, nous vous annonçons que nous allons avoir un contrat avec Sodexo pour travailler sur les Jeux Olympiques  et Paralympiques d’hiver. Une amie (que nous avions rencontrée en France et sur qui nous sommes tombés un peu par hasard hier) nous a dit qu’ils recherchaient 1000 francophones et qu’elle avait été fortement encouragée à amener des amis à son rendez-vous qui avait lieu ce matin. Vu comment l’entretien avait plus l’air d’une formalité que d’une vraie sélection, faut croire que les francophones disponibles, ça ne court pas les rues à Vancouver… Toujours est-il que nous avons au moins trouvé un boulot de 2 mois pour début 2010! On connaîtra notre affectation la semaine prochaine mais de toutes façons, ce sera en rapport avec le  service des boissons ou de la nourriture ou l’hébergement. “It’s a beautiful day” comme dirait l’autre (si l’on excepte la pluie).

vancouver20101

 
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On ne chôme pas !

Publié par Katy le 24 juin 2009 dans Canada, Colombie Britannique, Vancouver, Vie quotidienne

Enfin si, niveau boulot, on chôme… mais entre la course aux bonnes affaires pour meubler le futur appart (on doit avoir la réponse demain, on mettra l’article en ligne dès que ce sera officiel), les démarches administratives (bouclées en une matinée hier, on ne va pas se plaindre) et la recherche de boulot justement, nos journées sont bien chargées donc pas trop le temps de mettre à jour le blog ni de se balader en ville pour prendre des photos.

Promis, dès qu’on sera installés, on se rattrapera!

 
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Ca valait la peine d’attendre…

Publié par Katy le 21 juin 2009 dans Canada, Colombie Britannique, Vancouver, Vie quotidienne

Voilà, nous en avons fini avec le road trip (on vous racontera ça dans un prochain article mais les news fraîches de la veille passent  avant) et, la première impression que nous avons eu en arrivant, c’est que nous avons gardé le meilleur pour la fin.

Nous vous présentons Vancouver, BC, avec sa marina en plein coeur de la ville et ses montagnes qui jouent à cache-cache avec les nuages :

marina

… ses ponts et ses immeubles qui se parent de belles couleurs auu soleil couchant :coucher-de-soleil2

Et voici notre probable futur chez nous (réponse définitve mercredi mais d’après le building manager, on n’a pas à s’inquiéter) :home-sweet-home

Tout en haut à droite, le balcon et la fenêtre à sa gauche abritent notre futur grand appartement, à 10-15 minutes à pied des photos ci-dessus.

Nous vous préparons un petit article sur la chasse au logement vancouveroise et devrions le mettre en ligne ce soir (matin chez vous)…

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